L’histoire de la Ville

L’histoire de la Ville
Charte de 988 où Hugues Capet donne les terres de Maisons-Alfort à l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés

Les origines de la Ville

Les premiers témoignages d’une présence humaine sur le territoire qu’occupe actuellement Maisons-Alfort se situent entre 1000 et 500 ans avant J-C. Toutefois, ce n’est qu’en 988 qu’apparaît pour la première fois dans une donation le nom de « Maisons » (de « mansio », un lieu de repos le long de la voie romaine). Ce nom indique la présence ancienne d’habitations plus importantes que les simples chaumières des paysans. La donation réalisée en 988 à l’abbaye bénédictine de Saint-Maur-des-Fossés par Hugues Capet, roi de France, décrit :

« … des prés et terres labourables cultivés et incultes, moulins, pacages, eaux et cours d’eau, les maisons et leurs habitants de l’un et l’autre sexe, les deux églises, l’une Saint-Rémi, la mère église, l’autre une chapelle dédiée à Saint Germain (…). »
La deuxième partie du nom Maisons-Alfort viendrait du seigneur d’Herefort ou Harrefort (au 12e siècle). Le temps passant, le nom se transforma petit à petit pour devenir Hallefort (mentionné en 1612), puis Halefort, et enfin Alfort.

Le développement de la Ville

En 1765, le Baron de Bormes vend au roi Louis XV le château d’Alfort pour y établir l’École Vétérinaire fondée par Bourgelat.

De 1841 à 1845 fut construit le Fort de Charenton, élément d’une véritable ceinture de fortifications autour de Paris, destinée à protéger la capitale des invasions.

En 1846 furent construit les Grands Moulins d’Alfort sur la Marne.

Le Moulin Brûlé, un équipement municipal destiné à accueillir les temps forts de la vie municipale, tient son nom du moulin de Charentonneau, ancienne « guinguette » des bords de Marne des années 20 sur l’emplacement d’un ancien moulin qui broyait le grain (connu depuis 989 et incendié en 1883).

L’ouverture de la ligne de chemin de fer Paris – Lyon en 1849 marqua une étape importante du développement de la Ville.

En 1881, la création d’un tramway qui relia Charenton à Créteil, a aussi permis au quartier de Charentonneau de se développer. Les bords de Marne furent aménagés progressivement.

En 1884 fut inaugurée la brigade de gendarmerie de Maisons-Alfort.

En 1921, la passerelle de Charentonneau fut construite.

En 1932, les habitants bénéficient d’une plage municipale sur la Marne permettant la baignade.

Les années 1930 sont aussi marquées par la construction de l’usine de la Suze (par l’architecte Paul Fénard), du square Dufourmantelle, du groupe scolaire Jules Ferry et du groupe scolaire Condorcet (par les architectes Dubreuil et Hummel). Ces bâtiments font aujourd’hui partie du patrimoine des années 1930 de la Ville.

Square Dufourmantelle

Dès les années 1970, avec l’arrivée du métro, la Ville propose un grand réaménagement du quartier des Juilliottes. Le quartier du Vert-de-Maisons est doté d’une gare RER avec la station du Vert-de-Maisons.

À l’origine une simple halte, cette station a obtenu le statut de gare en 1978.

Les armoiries de la commune

Ces armoiries, telles que nous les connaissons aujourd’hui, constituent le logo de la Ville.La commission héraldique de 1962 interprète la ruche d’or entourée de neuf abeilles sur les armoiries comme l’illustration de l’activité laborieuse de la commune.

armoiries_utilisees_de_1942_a_1944_web (1)

De 1942 à 1944 les armoiries de Ville furent remplacées par « un portique formé de deux colonnes et d’un fronton, enfermant trois têtes de cheval d’or ».

Le portique symbolisait les officiers de la Maison Impériale tandis que les chevaux représentaient l’École Vétérinair

Démographie

En 1726, la Ville compta environ 450 habitants. Ce chiffre évolua au 18e, 19e et 20e siècle pour atteindre 54470 habitants selon le dernier recensement de l’INSEE (1er janvier 2016).
Histogramme de l'évolution démographique

En 1 clic

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à améliorer votre expérience utilisateur.

J'accepte Non, en savoir plus