Juin vert est le mois de la mobilisation contre le cancer du col de l’utérus. En comparaison avec Octobre Rose, il est encore peu connu du grand public. Pourtant, chaque année, 3 100 femmes en sont atteintes et 1 100 femmes en meurent. Il est donc très important de sensibiliser et d’informer sur cet enjeu de santé publique, c’est pourquoi la Caisse d’Assurance Maladie du Val-de-Marne multiplie ses actions de prévention.
DEUX MOYENS COMPLÉMENTAIRES POUR AGIR CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : LA VACCINATION ET LE DÉPISTAGE
La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV)
Elle permet d’éviter jusqu’à 90 % des infections HPV à l’origine des cancers. Associée au dépistage, cette vaccination permet d’éradiquer, à terme, le cancer du col de l’utérus.
Pour qui ? Elle est indiquée pour les filles et pour les garçons de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible de 15 à 19 ans. Elle est également recommandée jusqu’à 26 ans pour les femmes et pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
Par qui ? La vaccination peut être prescrite et réalisée par les médecins et les sage-femmes. Elle peut être réalisée par un infirmier ou un pharmacien sur prescription médicale pour les patients de 16 ans et plus.
Où ? En libéral, à l’hôpital, dans un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), un centre de planification familiale et certains centres de vaccination.
Un test de dépistage pour les femmes de 25 à 65 ans
Le dépistage repose sur la réalisation d’un prélèvement au niveau du col de l’utérus (frottis). À partir de ce dernier, des cellules anormales ou la présence de virus (HPV) pourront être détectées.
Le prélèvement est ensuite envoyé à un laboratoire spécialisé pour analyse. Après quelques jours, la bénéficiaire reçoit ses résultats. Si des cellules anormales et/ou la présence de virus sont détectées, cela ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. Des examens complémentaires ou une orientation vers un professionnel de santé spécialisé pourront être recommandés.
Pour qui ? Le frottis est recommandé pour les femmes :
– De 25 à 29 ans : deux premiers tests réalisés à 1 an d’intervalle, puis, si les résultats sont normaux, un frottis 3 ans plus tard ;
– De 30 à 65 ans : tous les 5 ans, jusqu’à l’âge de 65 ans, dès lors que le résultat du test est négatif.
Par qui ? L’examen de dépistage peut être réalisé :
– Par un médecin (gynécologue ou généraliste) au cours d’une consultation ;
– Par un(e) sage-femme, soit pendant le suivi de grossesse, soit lors d’une consultation de contraception et de suivi gynécologique de prévention ;
– Dans un centre de santé, un centre d’examens de santé de l’Assurance Maladie, un centre mutualiste, un centre de planification et d’éducation familiale ou un hôpital ;
– Dans un laboratoire de biologie médicale ou un cabinet médical d’anatomocytopathologie ;
– Par une infirmière de centre de santé qui remplit les conditions pour pratiquer le test dans le cadre de protocoles de coopération entre professionnels de santé ;
– Auprès d’associations intervenant auprès des populations très éloignées du système de santé (accompagnement au dépistage, médiation sanitaire, unités mobiles, etc.).
LES ACTIONS DE LA CPAM DU VAL-DE-MARNE
En partenariat avec des acteurs institutionnels et associatifs du territoire et afin de sensibiliser le plus grand nombre de val-de-marnais, la CPAM anime tout au long du mois plusieurs stands de prévention, avec au programme :
– Sensibilisation à la prévention et au dépistage du cancer du col de l’utérus, avec remise de documentations explicatives ;
– Vérification de l’éligibilité des assurées ;
– Dépistage sans RDV ou prise de RDV ultérieure (37 journées en partenariat avec des professionnels de santé sont organisées) ;
– Démarches d’accès aux droits en lien avec l’Assurance Maladie.
Retrouvez le programme des interventions dans le Val-de-Marne
Téléchargez le « Guide du dépistage du cancer du col de l’utérus »
